La pâte
Pétrie puis laissée maturer longuement. C'est ce temps-là qui rend la pizza légère et digeste, et qui fait gonfler le cornicione à la cuisson.
Un four, un chef venu de Pescara, et l'idée simple qu'on peut manger italien, vite, sans rien sacrifier.
Enzo a appris le métier à Pescara, sur la côte adriatique, où la pizza se mange debout et se juge à la bordure. Il est arrivé à Lille avec ses gestes, sa pâte, et l'obsession de la cuisson.
Il y a une pizza à son nom sur la carte : sauce tomate, mozzarella, poivron, viande hachée et un œuf. C'est celle qu'il se fait quand le service est fini.
Tout ce qui sort de la cuisine passe par lui : les pâtes, les sauces, les arancini roulés à la main, la focaccia, les lasagnes.
Pétrie puis laissée maturer longuement. C'est ce temps-là qui rend la pizza légère et digeste, et qui fait gonfler le cornicione à la cuisson.
Sauce Mutti, fior di latte, origan, filet d'huile d'olive. Puis le reste, selon la pizza : scamorza fumée, gorgonzola, burrata, légumes grillés.
Sole en pierre, chaleur haute, quatre-vingt-dix secondes. La pizza sort tachetée, souple au centre, croustillante au bord.
L'esprit street food
Bellini est né d'un constat : entre le sandwich avalé debout et le restaurant qui prend une heure et demie, il manquait quelque chose. Une cuisine vraie, servie en dix minutes, à un prix qui ne fait pas réfléchir.
D'où le comptoir de pizzas à la part, les pots de pâtes qui se transportent, les salades en bol, et les formules à moins de douze euros. D'où la terrasse aussi, parce qu'un midi au soleil rue des Ponts de Comines, ça vaut le détour.






Il est visible depuis la salle. C'est souvent le meilleur moment du repas.